COVID 19 : un an après, où en est-on psychologiquement ?

À quel point les mesures mises en place pour répondre à la crise sanitaire COVID 19 ont impacté nos vies ? Pour échanger sur la question, mais aussi pour se soutenir et partager nos ressources, Catherine Libeaut a organisé une soirée de discussion conviviale et bienveillante le 16 février dernier.

L’objectif ? Que chacun puisse prendre la parole dans un espace sécurisé et bénéficie de l’écoute attentive des autres participants, mais aussi des trois intervenantes : Christine Béhain, psychothérapeute et thérapeute EFT, Sarah Lauret Thérapeute et praticienne MLC et Françoise Kabli relaxologue et sophrologue.
C’est dans un climat détendu que chaque participant a donc pu prendre la parole et raconter sa situation et les défis engendrés par celle-ci. Que l’on soit parent ou non, que l’on vive seul ou non, notre nouvelle façon de vivre a largement impacté notre existence pour le pire… Mais aussi pour le meilleur. Voici un résumé de ce qui est ressorti des conversations de nos participants, qui étaient ravis de pouvoir échanger et de constater que malgré les différentes expériences, les ressentis étaient bien souvent les mêmes.

Au commencement… Une nouvelle expérience

Lorsque le confinement a été annoncé, nous avons été nombreux à accueillir la nouvelle avec résilience. Pour beaucoup d’entre nous, cette période « suspendue » pouvait même finalement représenter une belle occasion de passer plus de temps en famille, mais également de trouver de nouvelles façons de s’occuper. Lecture, dessin, apprentissage d’une nouvelle langue, et si on profitait de ce laps de temps pour faire des choses que nous n’avions pas le temps de faire d’habitude ?
Un an plus tard, on a pourtant l’impression de tourner en rond et le bel enthousiasme commence à faiblir devant le manque de perspectives et surtout l’incertitude quant à la fin de cette période.


Comme nous l’a confirmé une des intervenantes, l’impossibilité de se projeter représente un déni des droits de chacun et s’avère extrêmement déstabilisant. Plus qu’un mauvais moment à passer, cette incertitude peut plonger dans un véritable état de détresse profond et durable.

Des libertés bafouées ?

Nos participants ont aussi beaucoup évoqué la perte de leurs libertés. Les mesures imposées en France comme aux Pays-bas semblent pour beaucoup liberticides. La crise sanitaire a poussé nos gouvernements respectifs à imposer des mesures drastiques concernant la circulation entre les pays et, ce, même au sein de l’espace Schengen. En conséquence, les Français résidant hors de France ne peuvent plus se rendre librement dans leur pays et doivent justifier d’un test négatif pour pouvoir se déplacer. Ces tests doivent être réalisés par des laboratoires privés et sont coûteux. Leurs tarifs prohibitifs les rendent inaccessibles à une certaine tranche de la population qui n’a donc plus la possibilité de rentrer librement en France.

Ne pas pouvoir rentrer dans son Pays est vécu comme un recul des droits fondamentaux et s’avère très douloureux pour de nombreux français.

Le contact humain à tout prix

Malgré tout, nos participants ont reconnu la chance que nous avions, notamment durant le premier confinement, de vivre aux Pays-Bas. Pas de restriction de déplacement, pas d’attestations nécessaires, souplesse relative… Le confinement intelligent a fait quelques adeptes même si les mesures se sont durcies cet hiver. Chacun est par ailleurs totalement conscient qu’il y a toujours des personnes qui sont encore plus en difficultés.
Si nous mesurons la chance que nous avons et que nous nous sommes adaptés à ce « nouveau normal », notamment en adoptant le télétravail, le manque de contact humain se fait ressentir. D’où le succès des webinaires qui permettent de rencontrer du monde et de continuer d’échanger avec les autres, même si cela se fait à travers d’un écran.


La résilience pour avancer

Tous étaient d’accord sur un point : ce type de discussion est nécessaire, elle permet de rompre l’isolement et de trouver des ressources pour continuer d’affronter une situation dont on ne sait pas encore quand elle se finira. Elle permet également de réaliser que nous ne sommes pas seuls à ressentir ce que nous ressentons. Grace à la parole, mais aussi à des outils variés, nous pouvons trouver un peu de sérénité et de force pour affronter la fin de la crise. La soirée s’est achevée sur une méditation de 10 minutes qui a permis aux participants qui le souhaitaient de se détendre et de relâcher les tensions.

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